En octobre, cette année là...
C'était un automne comme un autre, un jour comme un autre. Elle était là, assise sur un banc, dans ce parc. Son parc. Comme à son habitude, elle regardait les jeux d'enfants et les balançoires se bercer au rythme de la brise. Le sable mouillé par la pluie santait la pierre. Les feuilles mortes tournoyaient à ses pieds comme de frêles vagues dans un océan. Elle repensait à toute sa vie, ce qu'elle avait fait, ce qu'elle n'avait pas fait, ce qu'elle regrettait.. Ce soir là, elle voulait mettre fin à ses jours...
Le soleil brillaient derrière ces épais nuages. La nuit tombait doucement.. Des larmes perlaient à ses yeux bruns. Elle s'appelait Alicia.
***
La télévision allumée, le chat allongé sur le canapé et elle, en train de danser dans sa cuisine, avec la musique à fond. Les boum boum des basses raisonnaient dans tout l'appartement, d'ailleurs le voisin d'à côté avait frappé plusieurs fois sur le mur. Mais rien n'y changeait : elle ne comptait pas baisser le volume de sa stéréo, et ce soir, rien ne pourrait enlever sa bonne humeur. Vêtue que d'une serviette de bain, les cheveux encore mouillés, le mascara dégoulinant de ses yeux, elle était belle. Elle rayonnait. Cette Jeune femme avait un rendez-vous, sûrement. Elle s'approcha de Pantoufle, son chat, pour le caresser. De sa fenêtre elle pouvait apercevoir le parc. Effectivement, Marie regarda vers cette direction, elle y vit une jeune femme assise sur un banc. Elle n'avait pas l'air d'aller bien. "Pantoufle, dit-elle, je descends, je reviens." Le félin ouvrit un ½il et se rendormit aussitôt. Elle prit un jean, une chemise blanche, un pull gris et enfila des chaussures. Quand elle descendit les escaliers elle remarqua qu'elle avait oublié de mettre des chaussettes. Ce n'est pas grave, ce ne sont que des chaussettes, pensait-elle. Arrivée devant la grille du parc elle se demanda si c'était bien une bonne idée d'aller voir cette jeune femme. Mais de toute façon qu'avait-elle à perdre ? Elle s'approcha du banc, l'autre ne l'avait pas vu venir, ni entendu. Ses sanglots et ses larmes l'empêchaient d'entendre ou de voir quoi que ce soit. Marie, s'assied à côté d'elle. Alicia, tourna sa tête vers elle. La jeune femme en jean ( et sans chaussettes ) posa sa main sur sur l'épaule de sa voisine. Elles restèrent là, sans se parler, pendant un long moment...
( à suivre...)